juillet 9, 2014
forclusion psychiatrique

« La sexualité est interdite dans mon établissement, elle n’a pas lieu d’être. Enoncer un interdit qui va de soi crée des problèmes. Or, nous ne devons pas susciter l’expression de la sexualité de nos patients, notre rôle est de les soigner et de les protéger. »
un psychiatre en liberté

octobre 13, 2013

Père saint, Dieu légitime des bons esprits, toi qui jamais ne te trompas, ni ne mentis ni n’erras, ni ne doutas, de peur que nous ne prenions la mort dans le monde du Dieu étranger - puisque nous ne sommes pas de ce monde et que le monde n’est pas de nous -, donne-nous à connaître ce que tu connais et à aimer ce que tu aimes… c’est pourquoi je prie le Père saint des bons esprits, qui a pouvoir de sauver les âmes, et fait grener et fleurir pour les bons esprits, et à raison des bons donne la vie au méchants, et fera en sorte qu’ils aillent au monde des bons..

6:20pm  |   URL: http://tmblr.co/ZrLv4txYUmRa
Classé dans: prière cathare 
août 31, 2013

(Source : diarydirty, via thereminsoul)

août 30, 2013

LA FLEUR

Pauvre fleur, que j’ai vue
Peut-être une semaine
Naître et heure par heure
T’épanouir et t’élever enfin
Jusqu’à cette branche où tu ris et triomphes,
Bien peu te doutes-tu
Que bientôt le gel viendra, et que demain
Je te verrai à terre – ou je ne verrai plus.

Bien peu, oui, tu te doutes, ô coeur
Qui travailles toujours à te nicher
Et, t’approchant de cet arbre-ci
Arbre interdit, interdicteur
Crois le courber à force d’obstination
Penses pouvoir y prendre part,
Bien peu te doutes-tu
Que dès demain, avant que se lève l’astre
En sa compagnie et la mienne, ton voyage aura commencé.

Mais ô toi qui aimes tant
Te torturer avec art, tu diras
Ah! Tu dois partir? Et alors!
C’est ici qu’il me faut rester, et ainsi je ferai!
Tu vas voir tes amis, qui t’aiment – le pouvant,
te prodiguant divers présents
Abreuvant tes yeux, tes oreilles, ton goût, et ainsi de suite ;
Mais si ton corps doit partir, faut-il que ton coeur le suive?

Alors, reste! Mais sache
Qu’aussi long ton séjour, aussi grand ton effort,
Le coeur nu et pensant, sans faux semblant
N’est pour Femme qu’un genre de spectre.
Comment connaîtrait-elle mon coeur ; n’en ayant pas
T’en reconnaîtrait-elle un ?

Allez, rendez-vous à Londres
Dans une vingtaine, et tu verras
Comme je serai guilleret et bien gras
En compagnie des Hommes ;
Autrement que si j’étais resté
Auprès d’elle et puis de toi.
Pour l’amour de Dieu, fais-en autant, si tu peux
Et je te donnerai, là-bas
A quelque autre ami, que nous trouverons bien
Content d’avoir mon corps et aussi mon esprit.

9:18pm  |   URL: http://tmblr.co/ZrLv4tth_JO7
Classé dans: john donne fleur 
août 29, 2013
La police subversive mise à nu par ses vieilles filles.

Les gigolos de la police bossent gratis.
La Jeune-Fille bio
assimile sa zone à sa virginité.
Les OGM c’est mauvais.
Mais l’humain modifié c’est le progrès.
On veut plus d’embryons.
D’ailleurs si les hommes pouvaient porter les bébés.
On serait débarrassé.
Deux fois.
Je répète.

La police subversive mise à nu par ses vieilles filles.

Les gigolos de la police bossent gratis.
La Jeune-Fille bio
assimile sa zone à sa virginité.
Les OGM c’est mauvais.
Mais l’humain modifié c’est le progrès.
On veut plus d’embryons.
D’ailleurs si les hommes pouvaient porter les bébés.
On serait débarrassé.
Deux fois.
Je répète.

août 28, 2013

« La purulence des initiés français a atteint au paroxysme du spasme. » Artaud à Hitler

9:04am  |   URL: http://tmblr.co/ZrLv4ttUalQ6
Classé dans: artaud hitler 
août 26, 2013

Farewell To The Muse

by Lord Byron
(1788-1824)

Thou Power! who hast ruled me through Infancy’s days,
Young offspring of Fancy, ‘tis time we should part;
Then rise on the gale this the last of my lays,
The coldest effusion which springs from my heart.

This bosom, responsive to rapture no more,
Shall hush thy wild notes, nor implore thee to sing;
The feelings of childhood, which taught thee to soar,
Are wafted far distant on Apathy’s wing.

Though simple the themes of my rude flowing Lyre,
Yet even these themes are departed for ever;
No more beam the eyes which my dream could inspire,
My visions are flown, to return,—-alas, never!

When drain’d is the nectar which gladdens the bowl,
How vain is the effort delight to prolong!
When cold is the beauty which dwelt in my soul,
What magic of Fancy can lengthen my song?

Can the lips sing of Love in the desert alone,
Of kisses and smiles which they now must resign ?
Or dwell with delight on the hours that are flown ?
Ah, no! for those hours can no longer be mine.

Can they speak of the friends that I lived but to love?
Ah, surely Affection ennobles the strain!
But how can my numbers in sympathy move,
When I scarcely can hope to behold them again?

Can I sing of the deeds which my Fathers have done,
And raise my loud harp to the fame of my Sires?
For glories like theirs, oh, how faint is my tone!
For Heroes’ exploits how unequal my fires!

Untouch’d, then, my Lyre shall reply to the blast—-
‘Tis hush’d; and my feeble endeavors are o’er;
And those who have heard it will pardon the past,
When they know that its murmurs shall vibrate no more.

And soon shall its wild erring notes be forgot,
Since early affection and love is o’ercast:
Oh! blest had my Fate been, and happy my lot,
Had the first strain of love been the dearest, the last.

Farewell, my young Muse! since we now can ne’er meet;
If our songs have been languid, they surely are few:
Let us hope that the present at least will be sweet—-
The present—-which seals our eternal Adieu.

août 25, 2013

août 17, 2013

" Et Dieu vomit les tièdes"

août 13, 2013

Les règles ne sont plus du tout synonymes de féminité.

Une gynécologue qui attend avec impatience la suppression des règles artificielles.

août 12, 2013

Conversation entre Marcel Jouhandeau et Lydie Dattas

X demeurera le dernier monument humain que j’aurai visité de fond en comble. Il m’aura permis de constater pour la dernière fois qu’il n’y a rien de plus grand, de plus imposant, que l’homme dans sa stature, les détours de ses membres et l’épanouissement qu’est sont visage ; de ce qui est fait pour être caché à ce qui est fait pour être vu  ; que le phallus est le centre d’un jardin privé qui est l’image même du paradis terrestre.
( marcel jouhandeau)

Chassée du paradis spirituel, exilée de la beauté - celle ci ne pouvant être que morale -, vers des contrées toujours plus sombres et plus dénuées d’âme, vouée à de honteuses ténèbres quand l’homme le plus misérable - le plus privé de conscience - peut encore se nourrir de chimères et de rêves, il me faut poursuivre, sans aucun espoir de l’interrompre jamais, une éternelle errance hors du spirituel. Je sais que nul n’essuiera de mon front le rouge de la honte, que la nuit la plus noire ne sera assez opaque pour résorber l’humiliation d’être une femme, que rien ne me délivrera de la tristesse humiliée de me savoir n’exister qu’afin de recevoir le sperme, de me savoir faite pour noyer en moi toute spiritualité.
Car c’est bien en cela que consiste la malédiction : que toute spiritualité doive au sein de ma propre chair être résorbée, que toute transcendance y soit destinée à mourir. Je sais que rien ne rachètera le crime d’être une femme puisque c’est l’appartenance même à ce sexe qui est maudite, puisque à chaque instant ce par quoi j’eusse pu être sauvée expire en moi, et qu’il me faut précisément vivre sa mort éternelle.

Je voudrais être sans conscience afin de ne pas souffrir de mon abjection.
(lydie dattas)

Parfois je me dis qu’il serait doux de mourir pour n’avoir plus affaire avec l’abjection.
(marcel jouhandeau)

août 8, 2013
"Chaque âme dispose d’un pouvoir infini de destruction.
Il ne tient qu’à nous de tout réduire à rien autour de nous pour nous. Le néant est un état d’âme."

août 8, 2013

Ils ne comprennent pas comment la chose allant en sens contraire va justement dans le même sens.

août 8, 2013

Pour les éveillés il existe un arrangement des choses un et commun à tous.


Quant aux endormis, chacun vit roulé dans un monde en soi.

août 8, 2013

En devenant intelligents, nous éprouvons que la vie est nécessairement liée la mort. Mais le commun des hommes continue à vivre et à nourrir une fausse apparence de vie mentie.

3:07pm  |   URL: http://tmblr.co/ZrLv4trlBow8
Classé dans: Héraclite 
Mes coups de cœur Tumblr: Plus de coups de cœur... »